jeudi 22 janvier 2026

VENEZUELA : Ce que disent les camarades du Comité National de Conflit des Travailleurs‧ses en lutte

 

 

« En premier lieu, pour que les choses soient dites clairement, même si ce point est évident pour vous et pour nous : nous condamnons totalement l’intervention militaire étatsunienne.

Avant le 3 janvier, il y avait déjà eu 22 interventions armées des Etats-Unis envers le Venezuela. Le 3 janvier, aucune des trois forces militaires de l’Etat vénézuélien (aérienne, terrestre, maritime) n’a réagi. 150 avions US ont survolé la capitale, 15 hélicoptères US s’y sont posés, sans riposte. Cela laisse place à des interrogations… Depuis des années, le gouvernement nous racontait que la Russie nous protègerait en cas d’attaque impérialiste US !

Le constat est que le régime est toujours en place, la répression et les restrictions aux libertés aussi ; cela s’est même renforcé depuis le 3 janvier. Un nouveau décret a été publié, motivé par l’état d’urgence.

Le président des Etats-Unis se positionne en gendarme du monde. On sait bien que ce qui l’intéresse au Venezuela, ce n’est pas la démocratie, mais le pétrole ! Il faut comprendre une chose essentielle : même sous Chavez, et bien sûr aussi après Chavez, l’impérialisme US n’a jamais disparu de notre pays, les multinationales ont toujours été présentes au Venezuela. Chevron en est la figure de proue. Lorsque les syndicalistes du secteur pétrolier dénonçaient les cadeaux pétroliers faits à Cuba, à l’Iran, à la Russie ou à la Chine, ils/elles étaient taxés de suppôts de l’impérialisme ! Pour être en règle avec la Constitution, dans chaque contrat pétrolier il y a une entreprise vénézuélienne, mais toujours minoritaire, sous la coupe d’une multinationale. Les Etats russes et chinois ont beaucoup investi au Venezuela. Nous sommes aujourd’hui au milieu de la lutte et des accords entre les impérialistes étatsunien, russe et chinois !

dimanche 4 janvier 2026

Quel est le problème avec l’agression américaine contre le Venezuela ?

 

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Quel est le problème avec l’agression américaine contre le Venezuela ?

Date of first publication   03/01/2026

https://solidarity-ukraine-belgium.com/post/un-point-de-vue-de-la-gauche-ukrainienne-sur-lagression-contre-le-venezuela

Mouvement Social  

Nous reproduisons un article exprimant la réaction initiale de l'organisation ukrainienne de gauche Sotsialny Rukh (Mouvement social). Cet article a été rédigé dans les heures qui ont suivi l'annonce des attaques menées par les forces armées américaines contre le Venezuela.

https://rev.org.ua/shho-ne-tak-z-napadom-na-venesuelu/ 

Le matin du 3 janvier marque le début d'une vaste offensive contre la démocratie et la paix fragile des peuples d'Amérique latine, et bien au-delà.

Les événements en Venezuela, où, après une opération militaire américaine, le président Nicolas Maduro a été capturé et l'état d'urgence avec mobilisation a été déclaré, sont une nouvelle manifestation de l'exacerbation du conflit impérialiste, dont les conséquences seront ressenties par des millions de personnes à travers tout le continent.

Les actions de l'administration de Donald Trump ne peuvent être considérées comme un incident isolé ou une « réponse forcée » à la crise. Comme auparavant – des bombardements de petits navires dans les Caraïbes et l'océan Pacifique au blocus sanctionné – il s'agit d'une démonstration de force et de la volonté totale des États-Unis de recourir à la violence sans procès, sans enquête et sans aucun respect du droit international. Des prétextes tels que la lutte contre le trafic de drogue et les cartels sont utilisés pour légitimer l'agression. La majeure partie des précurseurs de drogues était jusqu'à récemment produite en Chine. La part du trafic de drogue transitant par le territoire vénézuélien est négligeable par rapport à celle des autres pays de la région et des voies maritimes.

Les excuses invoquées pour lutter contre un « gouvernement lié aux cartels de la drogue » semblent particulièrement cyniques dans le contexte de la récente amnistie accordée par Trump à l'ancien président hondurien de droite Hernández, condamné à une lourde peine pour son implication dans le trafic de cocaïne. Il a été libéré afin d'aider ses alliés lors des dernières élections. Comme dans le cas de la « lutte contre le terrorisme », le véritable objectif n'est pas la sécurité, mais le contrôle des ressources pétrolières et minérales et la mise en place d'un régime loyal à Washington.

Dans le même temps, il faut appeler les choses par leur nom : le régime de Nicolás Maduro est autoritaire, répressif et profondément corrompu. Il n'a rien à voir avec la démocratie socialiste, même s'il se cache derrière l'héritage d'Hugo Chávez et la rhétorique bolivarienne. Avec les sanctions destructrices des États-Unis, c'est précisément la politique du gouvernement Maduro qui est responsable de l'effondrement économique, de la catastrophe sociale, des exécutions extrajudiciaires, de la malnutrition et de l'émigration massive de millions de Vénézuéliens. Les dirigeants maduristes ont réduit à néant les acquis des mouvements de masse et les programmes sociaux de l'époque Chávez, discréditant ainsi l'idée de gauche dans la région. Parasitant la population, le régime se maintient grâce aux forces de sécurité, à la restriction des libertés et au soutien extérieur, principalement de la part de la Russie.

C'est précisément le Kremlin qui est devenu l'un des principaux alliés de Caracas dans le maintien d'un modèle de pouvoir autoritaire.